Centralisation vs décentralisation
samedi 5 septembre 2009
par
Bruno CASIMIR
Comme les industries de la musique, du téléphone, des encyclopédies ou de l’informatique ont pu le constater, nous connaissons actuellement une transformation du modèle économique avec l’avènement d’organisations décentralisées qui donnent naissance à des outils comme : eMule, skype, wikipedia, linux, firefox… Pour rester compétitives, les entreprises centralisées doivent s’adapter à ce nouveau contexte.
Les questions suivantes permettent de différencier une organisation décentralisée (réponses majoritairement négatives) d’une organisation centralisée (réponses majoritairement positives) : Y a-t-il quelqu’un pour diriger l’organisation ? Y a-t-il un siège social ? Meurt-elle si elle est décapitée ? Les rôles sont ils clairement séparés ? La suppression de services met-elle à mal toute l’organisation ? Le savoir et le pouvoir sont ils concentrés ou distribués ? L’organisation est elle flexible ou rigide ? Est-il possible de dénombrer les employés ? Les services sont-ils financés par l’organisation ou sont-ils autofinancés ? Les services communiquent-ils directement entre eux ou par le biais d’intermédiaires ?
Les stratégies efficaces pour combattre une organisation décentralisée sont : Faire en sorte de changer l’idéologie qui la sous-tend, Faire en sorte qu’elle se centralise : en donnant aux « catalyseurs » de l’organisation des ressources à distribuer comme bon leur semble, … Décentraliser sa propre organisation.
L’avantage majeur des organisations décentralisées est la motivation de leurs membres : un individu au sein d’une organisation décentralisée est naturellement enclin à y apporter sa contribution (parfois même gratuitement). Mais les entreprises décentralisées sont rarement économiquement viables (la décentralisation induit généralement une baisse des profits). Les modèles qui se sont montrés performants sont deux modèles hybrides : Des compagnies centralisées qui décentralisent une part d’activité auprès de leurs clients : eBay qui offre un pouvoir de contrôle à ses utilisateurs par le biais d’évaluations à l’issue de chaque transaction, Google qui utilise les liens visités pour affiner la pertinence de ses requêtes, IBM supportant Linux et Firefox… Des compagnies centralisées qui décentralisent une partie interne de leur business comme General Motors dans les années 40, Toyota, …
L’ouvrage de référence en la matière est « The Starfish and the spider – The unstoppable power of leaderless organizations » par Ori Brafman et Rod A. Beckstrom, édité par Portfolio.
fr
Sites officiels de référence
Informations
?
|
OPML
?
