NAOS-Intelligence, Conseil en sécurité économique et management de crise

De l’Intelligence économique à l’intelligence de l’économie.

Un arbre peut il cacher la forêt ?

mercredi 21 octobre 2009 par Frédéric Miquel Enregistrer au format PDF

L’intelligence économique s’est fait une belle place, méritée, dans les préoccupations des Entreprises et des Institutions . Comme tout nouveau concept, elle risque de devenir une mode et d’y perdre de sa force.

 Intelligence économique ?

Quand vous parlez d’Intelligence économique dans le monde de l’entreprise, on vous répond « Veille », « Espionnage », « Secret » ; rarement « Anticipation », « Connaissance », « Prévention », « Organisation interne », « Environnement », ......

Les école et Masters spécialisés fleurissent, mettant sur le marché de l’emploi des bataillons de jeunes diplômés, aptes à intégrer des divisions de grands groupes.

Et les PME/PMI ?

Que peuvent elles faire pour assurer leur pérennité ? La disparition d’une Fromagerie artisanale dans les campagnes françaises est aussi dramatique et destructrice du lien social que la fermeture d’un établissement d’un grand groupe.

La gravité ne se mesure pas à la quantité de compétences perdues, d’Intelligence dispersée.

 Intelligence de l’économie ?

La définition de l’intelligence que nous privilégions est celle-ci : « Aptitude à relier entre eux des événements qui, sans elle, resteraient séparés. »

L’économie est un système complexe.

L’équilibre est un instant, fragile, entre deux mouvements. Le Chef d’entreprise, pas plus que le funambule, ne peut s’arrêter. Pour ne pas tomber, il focalise souvent son attention et son énergie sur le câble qui le maintient au dessus du vide.

Indispensable, mais pas optimal.

En bridant son attention, il élimine arbitrairement des informations essentielles de son environnement.

Imagine-t-on un funambule traversant le Grand Canyon sans se préoccuper du vent, de l’élasticité de son câble, de la taille de son balancier ou des chaussons qu’il porte ? Sans parler de sa police d’assurance et de son équipe de soutien logistique.

« L’intelligence de l’économie » permet de se voir comme part d’un système instable par nature. Certains événements sont de notre compétence, nous avons un impact direct sur leur occurrence ou leur gravité. D’autres dépendent de causes externes, parfois imprédictibles.

La question à se poser est : Sur quels événements ai-je prise ?

Elle peut se décliner comme suit, de manière non-exhaustive.

- Dans quel environnement, économique, social, mon entreprise évolue-t-elle ?
- La pyramide des âges est elle équilibrée, les compétences et les connaissances sont-ils bien répartis et leur transmission est-elle au centre de mes préoccupations ?
- Mes employés sont ils fiers de leur entreprise, pourquoi viennent-ils travailler, ont ils une vision de nos objectifs et de nos ambitions ?
- Mon outil de travail est-il efficient ou en voie d’obsolescence ?
- Mes savoirs et savoir-faire sont-ils suffisamment protégés ?
- Où en est mon métier ?
- Mes concurrents ont-ils de l’avance sur moi ?
- Mes fournisseurs sont-ils fiables ?
- Mes clients évoluent-ils dans un sens que je puisse satisfaire ?
- Les infrastructures de l’entreprise et du territoire me permettent-elles d’envisager le développement de mon activité ?

L’intelligence économique, en tant qu’outil spécifique de veille, de protection et de sécurité n’apportera pas de valeur ajoutée à un Dirigeant qui ne s’est pas posé ces questions.

 NAOS Intelligence et la démarche de « Prévention globale »

Le Code du travail (Article L 4121-1) fait obligation au chef d’entreprise d’organiser la prévention des risques physiques et psychiques des salariés et personnels temporaires sur la base des principes généraux de prévention suivants :

  1. .Eviter les risques ;
  2. .Evaluer les risques qui ne peuvent pas être évités ;
  3. .Combattre les risques à la source ;
  4. .Adapter le travail à l’homme, en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail ainsi que le choix des équipements de travail et des méthodes de travail et de production, en vue notamment de limiter le travail monotone et le travail cadencé et de réduire les effets de ceux-ci sur la santé ;
  5. .Tenir compte de l’état d’évolution de la technique ;
  6. .Remplacer ce qui est dangereux par ce qui n’est pas dangereux ou par ce qui est moins dangereux ;
  7. .Planifier la prévention en y intégrant, dans un ensemble cohérent, la technique, l’organisation du travail, les conditions de travail, les relations sociales et l’influence des facteurs ambiants, notamment en ce qui concerne les risques liés au harcèlement moral, tel qu’il est défini à l’article L. 122-49 ;
  8. .Prendre des mesures de protection collective en leur donnant la priorité sur les mesures de protection individuelle ;
  9. .Donner les instructions appropriées aux travailleurs.

Nous vous proposons d’intégrer ces principes dans votre démarche « d’Intelligence de l’économie » pour pérenniser votre activité et vos emplois.

Nos consultants, issus du monde de l’entreprise, aux compétences variées et complémentaires peuvent mettre leurs compétence à votre service pour vous aider à encore mieux faire vôtre la phrase de Confucius :

« Qui ne connaît pas sa nature, ne réalisera pas son destin ».


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